Citation
« Il faut une profonde souffrance pour que l'on soit amené à envisager un changement volontaire. »
— François Roustang, Philosophe et Psychanalyste — Maître de l'hypnose éricksonienne
Ce que ça veut dire
Roustang ne dit pas que la souffrance est bonne. Il dit qu'elle est souvent le seul déclencheur d'un changement vraiment choisi : pas subi, pas imposé, voulu.
Tant que l'inconfort reste supportable, on s'adapte. On gère. On attend. On trouve des contournements. Le système tient, alors on le garde.
On ne change pas quand on comprend qu'il faudrait changer. On change quand le coût de rester devient plus élevé que le coût de bouger.
Ce que ça dit de ceux qui viennent me voir
La plupart des personnes que j'accompagne n'arrivent pas lors de leurs premières difficultés. Elles arrivent quand le même schéma s'est répété une fois de trop, souvent après plusieurs relations, plusieurs tentatives, plusieurs années.
Ce n'est pas un manque de courage. Tant qu'on espère que l'autre va changer, que la prochaine fois sera différente, on ne se regarde pas soi.
Ce moment-là n'est pas une défaite. C'est souvent le point de départ le plus honnête : celui où l'on cesse d'attendre et où l'on regarde en face ce qui se répète.